René Leprince (1876-1929), la réalisation en leitmotiv


René Leprince
J’avoue que sur cet article, il y a une légère « triche » de ma part. Notre personnage, cette fois, est né à Sathonay, dans l’actuel département du Rhône. Mais à sa naissance en 1876, Sathonay était dans l’Ain, et ce jusqu’en 1968. Ceci explique cela ! Il n’en reste pas moins une personnalité née dans l’Ain !

De son vrai nom Constant Chadefaux, René Leprince commence sa carrière comme acteur pour Pathé. Il ne jouera que dans quelques courts-métrages : dans plusieurs films de Georges Monca entre 1908 et 1909, comme Roman d’un Gueux, La Journée d’un Billet de Banque de Cent Francs, Bonhomme de Neige, Le Chien de Montargis et Jim Blackwood Jockey. Puis, il se produit dans La Mort du Duc d’Enghien en 1804 (1909, d’Albert Capellani, un des pionniers en matière d’adaptation littéraire au cinéma), La Peau de Chagrin (1909, de Michel Carré), Par un Jour de Carnaval (1910, de Georges Denola) ou encore La Vengeance de la Morte (1910, d’Albert Capellani).

Mais c’est comme réalisateur, chez Pathé, que René Leprince aura une carrière florissante, avec 47 films entre 1908 et 1929, dont 14 en coréalisation avec le très prolifique Ferdinand Zecca (son ancien camarade au music-hall) entre 1913 et 1915 dans des courts-métrages tels que Le Roi de l’Air, La Leçon du Gouffre, Cœur de Femme, La Comtesse noire, Plus fort que la Haine, La Danse héroïque (inspiré du récent naufrage du Titanic), ou encore La Lutte pour la Vie, La Jolie Bretonne, Le Vieux Cabotin, Le Noël d’un Vagabond et Le Calvaire d’une Reine.

Il devient l’un des plus fidèles coréalisateurs et conseillers techniques du grand Max Linder, vedette comique internationale ayant notamment influencée Charles Chaplin pour son personnage de Charlot. Il travaille alors sur plusieurs courts-métrages à succès comme Max veut faire du théâtre (1910), Max et son Chien (1912), Max lance la Mode (1912), Max et son Âne (1912), Max et Jane veulent faire du théâtre (1912), Max Jockey par Amour (1913), Max dans les Airs (1916) ou aussi Max devrait porter des bretelles (1917).

Les succès de ses courts-métrages sont au rendez-vous, notamment avec Le Lys dans la Mansarde, coréalisé avec Georges Monca (1912), Les Martyrs de la Vie (1912), La Revanche du Passé (1912) ou encore Le Roi du Bagne (1913), mais aussi avec l’une des premières séries du cinéma, Le Collier de la Danseuse (1912).

Mais c’est dès 1920 et le drame Face à l’Océan que René Leprince prend son envol, passant au moyen-métrage et au long-métrage, tout en étant seul réalisateur et très souvent seul scénariste. Il poursuit avec L’Empereur des Pauvres (1922, d’après un roman de Félicien Champsaur), qui fut un grand succès national, puis avec Le Vent Debout (1922, avec l’actrice-phare Madeleine Renaud), Être ou ne pas Être (1922), Un bon petit Diable (1923, adaptation du roman de la comtesse de Ségur), La Folie du Doute (1923), Mon Oncle Benjamin (1924, adapté du roman de Claude Tillier), le ciné-roman en huit épisodes L’Enfant des Halles (1924, d’après un roman de H.G. Magos), Le Vert Galant (1924), Fanfan la Tulipe (1925), Mylord l’Arsouille (1925), Titi I Roi des Gosses (1926), La Princesse Masha (1927) et enfin, son dernier film, coréalisé avec René Barberis, La Tentation (1929, d’après une pièce de Charles Méré). C’est lors de ce tournage, à Saint-Raphaël (Var) le 17 mai 1929, que René Leprince meurt soudainement, âgé de 53 ans.

Parmi ses acteurs fétiches, outre l’immense Max Linder, on retrouve des noms tels que René Alexandre, Gabriel Signoret, Gabrielle Robinne, Jean Dax, Ernest Maupain, Léon Mathot ou encore Aimé Simon-Girard.

Sources : Premiere.fr, Wikipedia, Allociné, Cinema-Francais.fr.

Je n’ai pu trouver qu’une photographie, celle de Wikipedia, qui ne donnait pas son origine. La qualité est assez mauvaise, je n’ai pas pu faire de miracles… Mais je tenais à parler de René Leprince !

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